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Photo argentique

Les appareils photo argentiques à moins de 100 € en 2026 : ce que coûte réellement une photographie

Quatre appareils argentiques neufs sous 100 €, prix relevés le 11 septembre 2026, et le coût réel d’une photographie une fois la pellicule et le labo comptés.

Par Lucas DominguezMis à jour le 24 min de lecture

Le prix du boîtier est le plus petit poste de la dépense argentique, et c’est le seul que les pages de cette catégorie chiffrent. Sur dix pellicules de trente six poses, les quatre appareils comparés ici pèsent entre 12,7 et 18,5 pour cent de la dépense. Le reste est de la pellicule et du laboratoire.

Cette page compare quatre appareils argentiques neufs vendus sous cent euros, relevés en un seul passage le 11 septembre 2026, et publie pour chacun le coût d’une photographie, pellicule et développement numérisé compris, chiffre que la catégorie ne donne jamais. Le calcul sort de neuf grilles de laboratoires français ; sa marge est dans le guide.

Il conduit à un arbitrage unique, et ce n’est pas le choix d’une marque. Le demi-format fait tomber le coût de 0,74 à 0,45 euro la photographie, soit 38,7 pour cent, et retire 52,8 pour cent des pixels du fichier rendu. Tout le reste, sous cent euros, est le même appareil.

Cette page ne recommande aucun boîtier d’occasion : les reflex mécaniques que ce sujet appelle se vendent entre particuliers, sans prix relevable ni état vérifiable, et la règle de ce site interdit de publier un produit dont le prix n’a pas été établi. Le segment est traité plus bas, sans produit. Pour un premier appareil sans contrainte de support, l’appareil photo pas cher traite le numérique.

La sélection en un coup d’œil

  • Kodak Ektar H35 : le coût par photographie le plus bas, à 0,45 euro
  • Kodak Ektar H35N : le seul objectif dont un élément soit en verre traité
  • Kodak M38 : le négatif plein format le moins cher de la sélection principale
  • Ilford Sprite 35-II : le seul dont le fabricant publie une fiche complète

Le tableau comparatif

Les modèles face à face, critère par critère. Le tableau défile horizontalement.

Prix relevé 48,47 € 73,92 € 38,78 € 43,90 €
Format de la fenêtre demi-format, 18 x 24 mm demi-format, 18 x 24 mm plein format, 24 x 36 mm plein format, 24 x 36 mm
Vues sur une pellicule de 36 poses environ 72 environ 72 36 36
Objectif 22 mm, deux éléments en acrylique de qualité optique 22 mm, deux éléments traités, un en verre et un en acrylique asphérique 31 mm, un seul élément, selon fiche de revendeur 31 mm, un seul élément
Ouverture hors flash f/9,5 fixe f/11, et f/8 flash allumé f/10 fixe, selon fiche de revendeur f/9 fixe
Vitesse d’obturation 1/100 s, vitesse unique 1/100 s, plus la pose B 1/120 s, vitesse unique 1/120 s, vitesse unique
Pose longue non oui, par déclencheur souple, avec pas de vis de trépied non non
Alimentation et poids 1 pile AAA pour le flash seul, 100 g 1 pile AAA pour le flash seul, 110 g 1 pile AAA pour le flash seul, 116,5 g 1 pile AAA alcaline fournie, pour le flash seul, 122 g
Coût par photographie, pellicule et laboratoire compris 0,45 € 0,45 € 0,74 € 0,74 €

1Kodak Ektar H35

Kodak Ektar H3548,47 €

Voir le prix

Sa fenêtre d’exposition mesure 18 par 24 millimètres au lieu de 24 par 36 : deux images se logent à la place d’une, et une pellicule de trente six poses en rend environ soixante douze. C’est la seule caractéristique de cette page qui déplace un chiffre de dépense.

Avec une Kodak Gold 200 relevée à 12,78 euros le rouleau et un développement numérisé facturé 19,80 euros en demi-format, la photographie revient à 0,45 euro, contre 0,74 sur un appareil plein format nourri de la même pellicule.

Le fabricant publie un objectif de 22 millimètres à deux éléments en acrylique de qualité optique ouvrant à f/9,5, et une vitesse unique au centième. C’est l’ouverture la plus grande des quatre appareils, y compris celle du H35N qui lui succède.

Il n’y a ni cellule, ni réglage, ni mise au point, et la pile AAA ne sert qu’au flash.

Points forts

  • 0,45 euro par photographie, le chiffre le plus bas des quatre
  • Environ soixante douze vues par pellicule de trente six poses
  • f/9,5, l’ouverture la plus grande de la page hors flash
  • 100 grammes annoncés, et aucune pile pour déclencher

Limites

  • Deux éléments en acrylique, sans verre ni traitement annoncé
  • 52,8 pour cent de pixels en moins que le plein format
  • Une seule vitesse et aucun réglage
  • Aucun pas de vis de trépied

Caractéristiques

Format de la fenêtre demi-format, 18 x 24 mm
Vues sur une pellicule de 36 poses environ 72
Objectif 22 mm, deux éléments en acrylique de qualité optique
Ouverture hors flash f/9,5 fixe
Vitesse d’obturation 1/100 s, vitesse unique
Pose longue non
Alimentation et poids 1 pile AAA pour le flash seul, 100 g
Coût par photographie, pellicule et laboratoire compris 0,45 €
Dimensions 110 x 62 x 39 mm

2Kodak Ektar H35N

Kodak Ektar H35N73,92 €

Voir le prix

C’est le même demi-format, avec le seul écart optique documenté de cette page : l’élément avant de son objectif est en verre traité, l’arrière restant en acrylique asphérique, là où le H35 est en acrylique de part en part.

Sa fiche constructeur donne 22 mm f/11, et f/8 flash allumé. Il est donc plus fermé que le H35 en lumière ambiante, de deux tiers de diaphragme, alors que la couverture de son annonce du 1er septembre 2023 a retenu le f/8, qui est la valeur du flash.

Ce qu’il ajoute tient en trois points solidaires : une pose longue au déclencheur souple, le pas de vis de trépied sans lequel elle serait inutilisable, et un filtre étoile escamotable.

Ces ajouts coûtent 25,45 euros de plus que le H35 au relevé, sans changer le coût par photographie.

Points forts

  • Un élément de verre traité, seul écart optique documenté
  • Pose longue et pas de vis, les seuls de la sélection
  • Corps annoncé en ABS et aluminium
  • Le coût du demi-format, à 0,45 euro la photographie

Limites

  • f/11 hors flash, deux tiers de diaphragme sous le H35
  • 25,45 euros de plus pour un coût par photographie identique
  • Toujours une vitesse unique et aucune mise au point
  • 110 grammes, dix de plus que le H35

Caractéristiques

Format de la fenêtre demi-format, 18 x 24 mm
Vues sur une pellicule de 36 poses environ 72
Objectif 22 mm, deux éléments traités, un en verre et un en acrylique asphérique
Ouverture hors flash f/11, et f/8 flash allumé
Vitesse d’obturation 1/100 s, plus la pose B
Pose longue oui, par déclencheur souple, avec pas de vis de trépied
Alimentation et poids 1 pile AAA pour le flash seul, 110 g
Coût par photographie, pellicule et laboratoire compris 0,45 €
Dimensions 110 x 62 x 39 mm
Matériaux ABS et aluminium

3Kodak M38

Kodak M3838,78 €

Voir le prix

Le négatif est au format plein, celui que tout laboratoire numérise à sa résolution courante sans supplément, et c’est le prix d’achat le plus bas des quatre appareils détaillés ici. Le Kodak M35, cité en alternative, descend à 30,62 euros pour les mêmes caractéristiques.

Aucune fiche constructeur ne le documente : il ne figure ni au catalogue argentique de la marque, qui ne liste plus que quatre appareils, ni sur le site du fabricant sous licence. Les valeurs publiées ici, 31 millimètres à f/10, un cent vingtième, mise au point fixe à partir d’un mètre et 116,5 grammes, viennent de fiches de revendeurs et sont rapportées comme telles.

Le format plein coûte 0,74 euro la photographie avec la même pellicule que le demi-format, soit 0,29 de plus par déclenchement. Sur dix pellicules, cet écart pèse 104,40 euros, près de trois fois le prix du boîtier.

Sa profondeur de champ tient seule à f/10 sur 31 millimètres, ce qui lui permet de se passer de mise au point : c’est le sujet de la profondeur de champ.

Points forts

  • 38,78 euros, le prix d’achat le plus bas des quatre fiches détaillées
  • Négatif 24 x 36, numérisé sans supplément
  • 116,5 grammes annoncés pour 114 x 63 x 35 mm
  • Une seule pile AAA, pour le flash

Limites

  • Aucune fiche constructeur, et absent du catalogue courant
  • 0,74 euro par photographie, 0,29 de plus que le demi-format
  • Objectif à un seul élément
  • Rien ne le sépare du Sprite qu’un tiers de diaphragme

Caractéristiques

Format de la fenêtre plein format, 24 x 36 mm
Vues sur une pellicule de 36 poses 36
Objectif 31 mm, un seul élément, selon fiche de revendeur
Ouverture hors flash f/10 fixe, selon fiche de revendeur
Vitesse d’obturation 1/120 s, vitesse unique
Pose longue non
Alimentation et poids 1 pile AAA pour le flash seul, 116,5 g
Coût par photographie, pellicule et laboratoire compris 0,74 €
Mise au point fixe, de 1 m à l’infini
Dimensions 114 x 63 x 35 mm

4Ilford Sprite 35-II

Ilford Sprite 35-II43,90 €

Voir le prix

C’est le seul appareil de cette page dont le fabricant publie une fiche complète : 31 millimètres à f/9, un élément, un cent vingtième, mise au point libre d’un mètre à l’infini, une pile AAA fournie, quinze secondes de recyclage de flash, corps en ABS.

Il publie aussi deux valeurs que personne d’autre ne donne ici : un viseur couvrant soixante dix pour cent du champ, et une plage de sensibilité recommandée de 200 à 800 ISO, la plus large de la sélection.

Ce tiers de diaphragme de plus que le M38 et cette sensibilité annoncée repoussent un peu la limite du plein jour. Rien d’autre ne le distingue, et 5,12 euros les séparent au relevé du 11 septembre 2026.

Il pèse 122 grammes pour 119 par 67 par 44 millimètres, le plus encombrant des quatre.

Points forts

  • Fiche constructeur publiée et complète, seul cas de la page
  • f/9, un tiers de diaphragme de plus que le M38
  • Sensibilité recommandée jusqu’à 800 ISO
  • Couverture de viseur chiffrée, soixante dix pour cent

Limites

  • 0,74 euro par photographie, comme tout plein format
  • 122 grammes et 119 mm de large, le plus encombrant
  • Un seul élément d’objectif, sans traitement annoncé
  • Trente pour cent du champ hors du viseur

Caractéristiques

Format de la fenêtre plein format, 24 x 36 mm
Vues sur une pellicule de 36 poses 36
Objectif 31 mm, un seul élément
Ouverture hors flash f/9 fixe
Vitesse d’obturation 1/120 s, vitesse unique
Pose longue non
Alimentation et poids 1 pile AAA alcaline fournie, pour le flash seul, 122 g
Coût par photographie, pellicule et laboratoire compris 0,74 €
Mise au point libre, de 1 m à l’infini
Dimensions 119 x 67 x 44 mm
Sensibilité recommandée 200, 400 ou 800 ISO
Couverture du viseur 70 %

Le verdict, par usage

Vous comptez photographier régulièrement et voulez la dépense la plus basse

Kodak Ektar H35. 0,45 euro la photographie contre 0,74 en plein format, et un boîtier amorti en cinquante et une vues face à un jetable racheté. Ce que vous abandonnez : 52,8 pour cent des pixels du fichier, tout réglage, et le pas de vis de trépied.

Vous voulez le demi-format sans un objectif entièrement moulé

Kodak Ektar H35N. Un élément de verre traité à l’avant, la pose longue et le pas de vis qui la rend utilisable. Ce que vous abandonnez : 25,45 euros pour un coût par photographie identique, et deux tiers de diaphragme, puisqu’il ouvre à f/11 hors flash.

Vous voulez un négatif au format plein pour l’achat le moins cher

Kodak M38. 38,78 euros et un 24 par 36 numérisé sans supplément. Ce que vous abandonnez : 0,29 euro par déclenchement, soit 104,40 euros sur dix pellicules, et toute caractéristique publiée par un fabricant.

Vous voulez un plein format dont les caractéristiques soient publiées

Ilford Sprite 35-II. La seule fiche constructeur complète de la page, f/9 et 800 ISO annoncés. Ce que vous abandonnez : 5,12 euros, écart réel au regard du seuil de bruit appliqué ici, 9,4 pour cent du plus bas des deux prix. Aucune spécification publiée ne les sépare.

Vous voulez un reflex ou un compact mécanique des décennies soixante dix et quatre vingt

Aucun produit à recommander. Ces boîtiers ne se vendent plus neufs, et l’occasion entre particuliers ne produit ni prix relevable ni état établi. Le segment est réel, il n’a pas de produit ici, et ce qui peut en être dit tient aux quatre points de contrôle du guide.

Des options moins chères

Kodak FunSaver, appareil à usage unique, 23,99 €. Le prix d’achat le plus bas de la page et le coût par photographie le plus haut : pellicule de vingt sept poses comprise et développement numérisé ajouté, la photographie revient à 1,40 euro, trois fois le demi-format. Il ne se recharge pas. Voir sur Amazon

Kodak M35, appareil rechargeable, 30,62 €. C’est le prix d’achat le plus bas relevé pour un appareil rechargeable, et il fixe le seuil d’entrée de la catégorie. Sa fiche encyclopédique donne 31 mm à f/10, un cent vingtième de seconde, une mise au point fixe d’un mètre à l’infini, une pile AAA et 100 grammes : le standard décrit dans le guide, aux mêmes valeurs que le M38 pour 8,16 euros de moins, donc le même coût d’usage de 0,74 euro en plein format couleur. Il était hors stock à notre relevé précédent. Voir sur Amazon

Le guide d’achat

Ce guide établit ce que les pages de cette catégorie ne rapprochent jamais : le coût d’une photographie argentique une fois la pellicule et le laboratoire comptés, et ce que le choix du boîtier y change. Il donne le calcul, ses sources, sa marge, et ce qu’il ne permet pas de conclure.

Le boîtier est le plus petit poste de la dépense

Sur dix pellicules de trente six poses en couleur, avec une Kodak Gold 200 relevée à 12,78 euros le rouleau et un développement numérisé à 13,80 euros, les consommables coûtent 265,80 euros. Le Kodak M38, à 38,78 euros, en représente 12,7 pour cent. En demi-format, les consommables montent à 325,80 euros, dont le Kodak Ektar H35 représente 12,9 pour cent et le H35N 18,5 pour cent.

Les 35,14 euros qui séparent le boîtier le moins cher du plus cher valent donc moins que trois pellicules développées. Choisir son appareil sur son prix d’achat revient à arbitrer un huitième de la dépense : c’est pourquoi cette page classe sur le coût par photographie.

Le calcul, ses sources et sa marge

Le chiffre du tableau est le prix d’un rouleau ajouté au tarif de développement numérisé, divisé par le nombre de vues rendues. Il exclut le boîtier et les tirages papier.

Neuf grilles de laboratoires français ont été lues le 11 septembre 2026. Pour un développement numérisé en plein format, elles vont de 10,00 euros chez Homemade Photo Lab à 32,00 chez Labo 1000 en haute définition, en passant par 11,00 chez Pellicule-Photo, 12,00 à 25,00 chez Négatif+ selon délai et résolution, 13,80 chez Labo Argentique, 16,00 chez Nation Photo et 16,60 chez Photolix.

Sur cet intervalle entier, et pour une pellicule allant de 9,99 à 22,00 euros le rouleau, l’économie du demi-format reste comprise entre 36,8 et 43,3 pour cent, centrée sur 38,7 avec les tarifs de référence. La conclusion ne dépend donc ni du laboratoire ni de l’émulsion : c’est la marge de ce critère.

Le demi-format : six euros de plus, deux fois plus de vues, moitié moins de pixels

Un seul des neuf laboratoires publie les deux formats sur la même grille. Labo Argentique facture le développement C41 numérisé 13,80 euros jusqu’à trente six poses et 19,80 jusqu’à soixante douze ; en noir et blanc, 16,80 et 22,80. L’écart est de 6,00 euros exactement dans les deux chimies.

Le demi-format coûte donc une somme fixe de plus et rend deux fois plus de vues : c’est cette asymétrie, et elle seule, qui fait tomber le coût de 0,74 à 0,45 euro. Il resterait avantageux tant que le supplément reste sous 26,58 euros, somme de la pellicule et du développement plein format.

Le renoncement se chiffre aussi. Le même laboratoire annonce 2 075 par 3 100 pixels en plein format et 2 075 par 1 463 en demi-format, soit 6,43 mégapixels contre 3,04 : 52,8 pour cent de pixels en moins par image. C’est le vrai prix de l’économie, et il est plus élevé qu’elle.

Ce format n’est pas une bizarrerie d’entrée de gamme : un constructeur établi l’a relancé le 17 juin 2024 avec le Pentax 17, un demi-format à 549 euros.

La pellicule en 2026 : ce qui a monté, ce qui a baissé, ce qui a changé de nom

Le fait de l’année n’est pas une hausse mais un changement de circuit : Eastman Kodak distribue de nouveau ses films directement, ce qui fait coexister deux régimes de prix. Les films du distributeur historique ont augmenté au 1er février 2026 en Europe, de 1 à 39 pour cent selon la référence, surtout sur le format 120, très peu sur le 135 que ces appareils utilisent.

Les films distribués en direct ont au contraire baissé, jusqu’à vingt pour cent au Royaume-Uni en septembre 2026. Sur l’ensemble du marché, un relevé de trente sept références donne 2,5 pour cent de hausse en six mois.

Deux pièges de nomenclature valent d’être connus. Les noms Portra et T-Max appartenant au distributeur historique, les mêmes émulsions vendues en direct portent depuis mars 2026 les noms Ektacolor Pro et Ektapan. Les Kodacolor 100 et 200 sont les Pro Image 100 et ColorPlus 200 sous un autre nom.

Aucune émulsion majeure n’a été arrêtée depuis 2024, contrairement à ce qui circule : les alertes de 2026 portaient sur une rupture démentie par son fabricant, et sur l’arrêt d’un service de développement pris pour l’arrêt d’un film.

f/9 au centième de seconde : la lumière que ces réglages exposent

Aucun de ces quatre appareils n’a de cellule ni de réglage. L’ouverture et la vitesse sont fixes et définissent à elles deux un seul indice de lumination correct, notion voisine de celle que traite l’ouverture en photographie.

Ramené à 100 ISO, cet indice vaut 13,14 pour le Kodak Ektar H35 à f/9,5 au centième, 13,56 pour le H35N à f/11, 13,55 pour le Kodak M38 à f/10 au cent vingtième et 13,25 pour l’Ilford Sprite 35-II à f/9. Chargés d’une pellicule de 200 ISO, ces appareils exposent donc correctement une scène d’indice 12,1 à 12,6 : un ciel couvert, ou une ombre ouverte.

Le plein soleil vaut 15 selon la convention usuelle. Un H35 chargé en 200 ISO le photographie avec 2,9 diaphragmes de trop, et 3,9 avec une 400 ISO. Le négatif couleur encaisse un excès mieux qu’un manque, mais le sens de la consigne est inverse de celui qu’on lit souvent : c’est la lumière faible qui appelle la pellicule sensible.

Ce calcul porte sur les réglages annoncés. Il ne mesure pas la densité obtenue sur le film, ce qui demanderait un densitomètre et un protocole.

Ce qui existe encore neuf sous cent euros

Le relevé donne une famille étroite et homogène. Sous cent euros, un appareil argentique neuf est un boîtier en plastique à focale fixe de 22 ou 31 millimètres, ouvrant entre f/9 et f/11, doté d’une seule vitesse autour du centième, sans mise au point ni cellule, avec un flash sur pile AAA. Ce niveau est acquis à partir de 30,62 euros, prix relevé du Kodak M35, qui partage l’ouverture, la vitesse et la focale du M38 pour 8,16 euros de moins.

Ce n’est pas un défaut de la sélection mais l’état de l’offre : ces caractéristiques sont communes aux quatre appareils comparés et à un cinquième, le Kodak Ultra F9 relevé à 52,61 euros, de même focale et de même ouverture que le Sprite 35-II. Citer l’une d’elles comme un avantage n’aurait aucun sens.

Deux choses seulement distinguent encore : le format de la fenêtre, qui décide du coût par photographie, et la nature de l’objectif. Trois de ces appareils ont un seul élément moulé, le H35 en a deux, et le H35N est le seul dont un élément soit en verre traité.

Le seul appareil du catalogue courant qui sorte de ce cadre, avec trois éléments de verre et une mise au point à deux zones, a été relevé achetable à 119,00 euros le 11 septembre 2026 : il passe la barre des cent euros que cette page s’est donnée.

Le boîtier d’occasion, et pourquoi cette page n’en publie aucun

Les reflex et compacts mécaniques des décennies soixante dix et quatre vingt ne se vendent plus qu’entre particuliers, et aucun index de prix indépendant ne les suit : l’index public d’un grand revendeur d’occasion se limite à ses cent produits les plus demandés, tous numériques, et les médianes qui circulent ailleurs viennent d’outils affiliés sans méthode publiée.

Ce marché ne produit pas d’état vérifiable : deux exemplaires du même modèle au même prix peuvent différer par l’obturateur, les joints, la cellule et l’optique.

Quatre points de contrôle valent quelle que soit la source. L’obturateur doit déclencher à toutes les vitesses annoncées sans accrocher. Les joints de lumière, en mousse, se désagrègent et se remplacent, mais un vendeur qui n’en parle pas ne les a pas regardés. La cellule réclame souvent une pile au mercure qui n’est plus vendue. L’optique doit être exempte de voile et de moisissure, ce qui ne se voit qu’à contre jour.

Une mention vaut avertissement à elle seule : vendu non testé. Rien de ce qui précède n’a alors été vérifié, et le choix d’un premier appareil se joue mal sur une inconnue de cette taille.

Ce que ce guide ne mesure pas

Il ne mesure pas la qualité optique : aucun de ces fabricants ne publie de courbe de fonction de transfert de modulation, et cette page n’a fait aucune mesure. Le seul écart documenté est la nature des éléments.

Il ne compte pas les vues perdues, qui déplaceraient tous les chiffres vers le haut, ni les tirages papier, qui s’ajoutent au tarif de numérisation.

Les critères qui décident, et ce qu’ils décident

Critère Ce qu’il commande Comment le lire
Format de la fenêtre Le coût par photographie et la définition du fichier 38,7 pour cent d’économie contre 52,8 pour cent de pixels en moins
Prix du boîtier De 12,7 à 18,5 pour cent de la dépense de dix pellicules À arbitrer en dernier
Tarif du laboratoire Le poste le plus lourd, de 10,00 à 32,00 euros la pellicule Ne se compare qu’à prestation identique
Chimie de la pellicule Trente cinq pour cent d’écart entre couleur et noir et blanc Le noir et blanc au procédé C41 se facture au tarif couleur
Ouverture et vitesse fixes L’unique lumière correctement exposée Indice de lumination de 13,1 à 13,6 à 100 ISO
Nature de l’objectif Le seul écart optique documenté de la catégorie Un élément moulé, deux moulés, ou un élément de verre traité
Pose longue et pas de vis La photographie de nuit sur pied Solidaires, et un seul appareil de la page les a
Alimentation Rien pour la prise de vue, tout pour le flash Une pile AAA sur les quatre appareils

Ce que chaque budget permet, prix relevés le 11 septembre 2026

Palier Ce qui est acquis Ce qui manque encore
Moins de 25 € Un appareil à usage unique, pellicule de vingt sept poses comprise La recharge : la photographie revient à 1,40 euro, le chiffre le plus haut de la page
De 38 à 45 € Un rechargeable au format plein, 31 mm, f/9 ou f/10, une seule vitesse Le coût par photographie, qui reste à 0,74 euro en couleur
De 45 à 60 € Le demi-format et son coût de 0,45 euro la photographie Le verre, le pas de vis de trépied, et la moitié des pixels du fichier
De 60 à 100 € Un élément de verre traité, la pose longue et le pas de vis Toute mesure de lumière, toute mise au point, toute seconde vitesse

Le vocabulaire, en clair

Terme Ce que cela désigne
Demi-format Une fenêtre de 18 par 24 mm, soit deux images à la place d’une sur une pellicule 35 mm ordinaire
Coût par photographie Le prix d’un rouleau ajouté au tarif de développement numérisé, divisé par le nombre de vues rendues, boîtier exclu
Procédé C41 La chimie des négatifs couleur, appliquée aussi à quelques émulsions noir et blanc, qui se facturent alors au tarif couleur
Indice de lumination Une échelle qui désigne d’un seul nombre un couple d’ouverture et de durée, employée ici pour dire quelle lumière un réglage fixe expose correctement
Mise au point fixe Un objectif dont la distance de netteté ne se règle pas, ici de un mètre à l’infini
Pose B Un obturateur qui reste ouvert tant que le déclencheur est maintenu, ce qui exige un appui fixe
Joints de lumière Les mousses qui ferment le dos d’un boîtier, qui se désagrègent avec le temps et se remplacent

Questions fréquentes

Quel est le meilleur appareil photo argentique à moins de 100 euros ?

Cela dépend de ce que vous acceptez de payer par photographie. Le Kodak Ektar H35, relevé à 48,47 euros, la ramène à 0,45 euro grâce au demi-format, au prix de 52,8 pour cent des pixels. Les appareils plein format, à partir de 30,62 euros, coûtent 0,74 euro la photographie.

Combien coûte réellement une photo argentique en 2026 ?

Entre 0,45 et 1,00 euro selon le format et la chimie, pellicule et développement numérisé compris, boîtier exclu : le plus bas pour le demi-format en couleur, le plus haut pour le plein format en noir et blanc. Les tarifs relevés en France vont de 10,00 à 32,00 euros la pellicule développée et numérisée.

Un appareil demi-format prend-il vraiment deux fois plus de photos ?

Une pellicule de trente six poses en rend environ soixante douze, et les laboratoires facturent une tranche allant jusqu’à soixante douze vues. Le supplément demandé est de 6,00 euros, une somme fixe, alors que le nombre de vues double : l’économie vient de là.

Faut-il acheter un appareil argentique d’occasion plutôt que neuf ?

L’occasion donne accès à des boîtiers réglables que le neuf ne propose plus sous cent euros, mais ni prix relevable ni état garanti. Cette page n’en publie aucun, et renvoie aux quatre points de contrôle du guide.

Quelle pellicule pour un appareil argentique sans réglage ?

Une pellicule de 200 ISO expose correctement une scène d’indice 12,1 à 12,6 sur ces appareils, c’est à dire un ciel couvert. En plein soleil, une 200 ISO donne déjà près de trois diaphragmes d’excès : la sensibilité se choisit pour la lumière faible, pas pour le beau temps.

Un appareil photo jetable revient-il moins cher ?

À l’achat oui, à l’usage non. Un Kodak FunSaver relevé à 23,99 euros, développement numérisé ajouté, revient à 1,40 euro la photographie sur ses vingt sept vues. Un Kodak Ektar H35 à 48,47 euros devient moins cher au bout de cinquante et une photographies.

Cette page contient des liens vers des marchands. Un achat effectué depuis ces liens peut nous rapporter une commission, sans surcoût pour vous. Les prix indiqués sont ceux relevés à la date de mise à jour et peuvent varier. Dernière mise à jour : 11 septembre 2026.