Photographier la Lune : le couple de réglages et la focale calculés en 2026
La Lune est un paysage en plein soleil : le couple de réglages se calcule, la règle Looney 11 surexpose, et la focale se déduit du demi degré apparent.
Par Lucas DominguezMis à jour le 18 min de lecture

L’essentiel
- La Lune reçoit 128 000 lux de soleil, contre environ 100 000 lux au sol sur Terre : elle est éclairée plus fort qu’un paysage terrestre en plein midi. Son albédo de 0,12 la rend seulement un peu plus sombre que la scène de référence à 0,18.
- Le calcul complet donne, pleine Lune haute dans le ciel, f/11 à 1/250 s et 100 ISO, ou f/8 à 1/500 s. C’est à un demi diaphragme près le réglage d’un paysage en plein soleil.
- La règle Looney 11, qui prescrit f/11 à 1/100 s à 100 ISO, surexpose de 1,2 à 1,9 diaphragme selon la transparence du ciel. Elle est publiée comme valant un diaphragme de plus que la règle f/16 ; le calcul en donne un quart de moins.
- La Lune mesure un demi degré. Sur le capteur, son diamètre vaut 0,009 04 fois la focale. Il faut 265 mm en plein format pour qu’elle occupe un dixième de la hauteur du cadre, et 1 327 mm pour la moitié.
- La pleine Lune est le pire moment : au centre du disque, le Soleil est au zénith et aucune ombre ne se projette. À cinq degrés du terminateur, un relief de deux kilomètres jette une ombre de 22,9 km, soit douze photosites à 600 mm sur un capteur de 40 mégapixels.
Cette page publie deux grandeurs calculées et leur marge : le couple ouverture et temps de pose qui expose la Lune correctement, et la focale qu’il faut pour un cadrage voulu. Les deux se déduisent de valeurs publiées par la NASA et par la norme qui étalonne les posemètres, lues en session le 18 septembre 2026.
La phrase qui porte la page : la Lune est un paysage en plein soleil, et se photographie comme tel. Le contresens le plus répandu consiste à la traiter comme un sujet de nuit parce qu’elle apparaît la nuit. C’est ce contresens qui produit le disque blanc sans relief, et il coûte entre un et quatre diaphragmes.
Ce que cette page ne traite pas : le temps de pose avant filé d’étoiles et la règle NPF, établis et chiffrés par la page photographier les étoiles, dont cette page reprend la constante de course sans la redémontrer ; le nombre f lui même et la suite des diaphragmes, sur l’ouverture en photographie.
La Lune n’est pas un sujet de nuit, c’est un sujet de plein soleil
La Lune ne produit aucune lumière. Elle renvoie celle du Soleil, et elle la reçoit sans atmosphère pour l’atténuer. La valeur publiée de la constante solaire en éclairement est de 128 000 lux ; au niveau du sol terrestre, après extinction atmosphérique, il en reste environ 100 000 lux. La surface lunaire est donc éclairée 1,28 fois plus fort qu’un paysage terrestre à midi, soit 0,36 diaphragme de plus.
Ce qu’elle rend est une autre affaire. La fiche de la NASA publie un albédo géométrique de 0,12, quand la scène de référence des posemètres est conventionnellement prise à 0,18. La Lune est donc une surface un peu sombre, très fortement éclairée. Les deux effets se compensent presque, et c’est là tout le résultat de cette section.
Reste un troisième terme, celui que personne ne compte : la lumière que la Lune nous renvoie traverse l’atmosphère, elle, et s’y perd. Ce terme n’est pas publié, il dépend du ciel et de la hauteur de la Lune, et c’est lui qui porte toute la marge de cette page.
Les trois termes qui séparent la Lune d’un paysage en plein soleil
| Terme | Valeur | Origine | Effet, en diaphragmes |
|---|---|---|---|
| Rapport d’albédo | 0,12 / 0,18 = 0,667 | albédo géométrique, fiche NASA | -0,585 |
| Rapport d’éclairement | 128 000 / 100 000 = 1,280 | constante solaire contre éclairement au sol | +0,356 |
| Transmission au retour | 0,85 à 0,50 | non publiée, dépend du ciel et de la hauteur | -0,23 à -1,00 |
| Total contre la règle f/16 | 0,85 à 0,43 | produit des trois | -0,23 à -1,23 |
Le couple de réglages, et ce qu’il vaut au cran près
La règle f/16 à l’inverse de la sensibilité est le point d’ancrage : elle expose correctement une scène de réflectance 0,18 en plein soleil, et elle est vérifiée depuis un siècle. Le calcul ci dessus la corrige de 0,64 diaphragme pour une transmission atmosphérique de 0,75, valeur retenue pour une Lune haute par ciel transparent.
Les temps donnés par le calcul ne tombent pas sur les crans du boîtier. Le tableau publie le calcul et le cran le plus proche, avec l’écart : arrondir vers le cran plus lent coûte un tiers de diaphragme, ce qui est en dedans de la marge de la transmission.
Ce réglage est celui de la pleine Lune. Un croissant reçoit la même lumière par unité de surface près du terminateur, mais la mesure intégrée du boîtier voit surtout du noir : c’est là que la mesure spot devient nécessaire, et non pour une question de luminosité.
Pleine Lune haute dans le ciel, à 100 ISO
| Ouverture | Calcul | Cran du boîtier | Écart, en diaphragmes |
|---|---|---|---|
| f/5,6 | 1/1 276 s | 1/1 000 s | +0,35 |
| f/8 | 1/625 s | 1/500 s | +0,32 |
| f/11 | 1/331 s | 1/250 s | +0,40 |
| f/16 | 1/156 s | 1/125 s | +0,32 |
La règle Looney 11 mise à l’épreuve du calcul
La règle qui circule sous le nom de Looney 11 prescrit f/11 avec un temps de pose égal à l’inverse de la sensibilité, soit 1/100 s à 100 ISO. Sa formulation publiée précise qu’elle donne un diaphragme de plus que la règle f/16, ce qui est exact par construction : f/11 est un cran plus ouvert que f/16, à temps de pose identique.
Le calcul, lui, ne donne pas un diaphragme de plus mais entre un quart et un huitième de diaphragme de moins, selon la transparence du ciel. L’écart entre la règle et le calcul vaut donc de 1,23 à 1,85 diaphragme, et il va toujours dans le même sens : la règle expose davantage. C’est ce qui produit le disque blanc où les mers ne se distinguent plus des terres.
Cette page n’a trouvé aucune source qui écrive que la règle surexpose : l’écart est le résultat du calcul mené ici. Les réglages que la NASA publie sous ses propres photographies lunaires, de f/5 à 1/400 s jusqu’à f/14 à 1/30 s, s’écartent d’ailleurs largement de la règle qu’elle énonce sur la même page.
Écart entre la règle Looney 11 et le calcul, selon la transparence
| Transmission | Ce que dit le calcul | Ce que dit Looney 11 | Surexposition |
|---|---|---|---|
| 1,00, hors atmosphère | -0,23 diaphragme | +1,00 diaphragme | 1,23 |
| 0,85, excellente, au zénith | -0,46 diaphragme | +1,00 diaphragme | 1,46 |
| 0,75, bonne, au zénith | -0,64 diaphragme | +1,00 diaphragme | 1,64 |
| 0,65, à 45 degrés de hauteur | -0,85 diaphragme | +1,00 diaphragme | 1,85 |
Le contrôle : le calcul retombe-t-il sur l’éclairement mesuré
Une seconde voie existe, indépendante de la première : partir de l’éclairement que la pleine Lune produit au sol, valeur mesurée et publiée, et remonter à sa luminance par son angle solide. La fourchette publiée est large, de 0,05 à 0,30 lux, parce qu’elle recouvre des Lunes basses, des ciels voilés et des phases proches de la pleine Lune.
Le calcul de la section précédente prédit, pour une pleine Lune haute par ciel transparent, un éclairement de 0,243 lux. Cette valeur tombe dans la fourchette publiée, à 81 % de sa borne haute, ce qui est exactement la position attendue pour le cas le plus favorable. Les deux voies ne se contredisent pas.
C’est aussi ce qui fixe la marge honnête de cette page. La voie absolue ne tranche pas mieux que sa propre fourchette, 2,58 diaphragmes du bas au haut. La voie ancrée sur la règle f/16 est plus serrée : sa seule inconnue est la transmission, et elle vaut 0,77 diaphragme.
Ce que l’éclairement mesuré impose comme réglage, à f/11 et 100 ISO
| Éclairement au sol | Luminance déduite | Temps de pose | Cas correspondant |
|---|---|---|---|
| 0,05 lux | 753 cd/m² | 1/50 s | borne basse publiée, Lune basse ou ciel voilé |
| 0,10 lux | 1 507 cd/m² | 1/100 s | valeur typique aux latitudes tempérées |
| 0,20 lux | 3 014 cd/m² | 1/199 s | bonnes conditions |
| 0,243 lux | 3 667 cd/m² | 1/243 s | ce que le calcul de cette page prédit |
| 0,30 lux | 4 521 cd/m² | 1/299 s | borne haute publiée |
La hauteur de la Lune, seule variable que le lecteur maîtrise
Toute l’incertitude du calcul tient dans un nombre, la transmission de l’atmosphère, et ce nombre se dégrade très vite quand la Lune descend. La lumière traverse une épaisseur d’air proportionnelle à l’inverse du sinus de la hauteur : au zénith elle en traverse une, à trente degrés deux, à dix degrés près de six.
Le tableau suivant part de la transmission au zénith déduite plus haut, 0,709, et l’élève à la puissance de cette épaisseur.
La conséquence pratique renverse le conseil habituel. Une Lune qui se lève derrière un monument est photogénique et elle est fausse au posemètre : à dix degrés, il manque près de trois diaphragmes par rapport au réglage du zénith. La bonne réponse n’est pas de deviner, c’est d’encadrer l’exposition, et les quatre constructeurs documentent la fonction pour cela.
Correction à apporter selon la hauteur de la Lune sur l’horizon
| Hauteur | Épaisseur d’air traversée | Transmission | À rattraper |
|---|---|---|---|
| 90 degrés | 1,00 | 0,709 | +0,50 diaphragme |
| 60 degrés | 1,15 | 0,672 | +0,57 diaphragme |
| 45 degrés | 1,41 | 0,614 | +0,70 diaphragme |
| 30 degrés | 2,00 | 0,502 | +0,99 diaphragme |
| 20 degrés | 2,92 | 0,365 | +1,45 diaphragme |
| 10 degrés | 5,76 | 0,138 | +2,86 diaphragmes |
La focale : un demi degré, et tout le reste en découle
La fiche de la NASA publie un diamètre apparent moyen de 1 896 secondes d’arc, soit 0,5267 degré ou 31,60 minutes d’arc. Porté dans la relation qui donne la taille d’une image sur le capteur, cela donne un coefficient unique : le diamètre de la Lune vaut 0,009 04 fois la focale, en millimètres tous les deux, quel que soit le boîtier.
Ce coefficient est ce qui manque à presque toutes les pages du sujet, qui prescrivent une focale minimale sans dire ce qu’elle cadre. La part de la hauteur du cadre qu’occupe la Lune, elle, dépend du format, et c’est la seule chose que le format change ici.
Le diamètre apparent varie entre 29,3 et 34,1 minutes d’arc selon la position sur l’orbite : 16 % d’écart en diamètre, 0,44 diaphragme en surface.
Part de la hauteur du cadre occupée par la Lune
| Focale | Diamètre sur le capteur | Plein format | APS-C 23,5 mm | APS-C 22,3 mm | 4/3 |
|---|---|---|---|---|---|
| 100 mm | 0,904 mm | 3,8 % | 5,8 % | 6,1 % | 7,0 % |
| 200 mm | 1,808 mm | 7,5 % | 11,5 % | 12,1 % | 13,9 % |
| 300 mm | 2,712 mm | 11,3 % | 17,3 % | 18,2 % | 20,9 % |
| 400 mm | 3,616 mm | 15,1 % | 23,0 % | 24,3 % | 27,8 % |
| 600 mm | 5,424 mm | 22,6 % | 34,6 % | 36,4 % | 41,7 % |
| 800 mm | 7,232 mm | 30,1 % | 46,1 % | 48,5 % | 55,6 % |
| 1 000 mm | 9,040 mm | 37,7 % | 57,6 % | 60,7 % | 69,5 % |
Ce que le capteur résout, en kilomètres de sol lunaire
Une fois le diamètre sur le capteur connu, le nombre de photosites qui le couvrent se lit directement, et la taille au sol de ce qu’un photosite recouvre aussi. C’est le critère qui remplace utilement la question du nombre de mégapixels : ce qui compte est le pas du photosite rapporté à la focale, pas la définition totale.
Le tableau est calculé sur quatre boîtiers dont les dimensions de capteur et la définition ont été lues sur les fiches des constructeurs. Le diamètre lunaire retenu, 3 474,8 km, est déduit du rayon équatorial de 1 738,1 km publié par la NASA, cette fiche ne publiant pas le diamètre lui même.
Kilomètres de surface lunaire par photosite, et diamètre en photosites
| Focale | Plein format 5,12 µm | APS-C 4,22 µm | APS-C 3,72 µm | APS-C 3,04 µm |
|---|---|---|---|---|
| 200 mm | 9,85 km, 353 px | 8,11 km, 428 px | 7,14 km, 486 px | 5,84 km, 595 px |
| 400 mm | 4,92 km, 706 px | 4,06 km, 857 px | 3,57 km, 973 px | 2,92 km, 1 189 px |
| 600 mm | 3,28 km, 1 059 px | 2,70 km, 1 285 px | 2,38 km, 1 459 px | 1,95 km, 1 784 px |
| 1 000 mm | 1,97 km, 1 765 px | 1,62 km, 2 142 px | 1,43 km, 2 432 px | 1,17 km, 2 973 px |
Quand : la pleine Lune est le plus mauvais soir
À la pleine Lune, le Soleil se trouve derrière l’observateur : au centre du disque il est au zénith lunaire, et une paroi de cratère ne projette aucune ombre. Le relief disparaît, et il ne reste que les différences d’albédo entre mers et terres. C’est le deuxième contresens de ce sujet, et il est plus coûteux que le premier.
La longueur d’une ombre vaut la hauteur du relief divisée par la tangente de l’élévation solaire, et cette élévation est exactement l’angle qui sépare le point du terminateur, la ligne qui coupe la partie éclairée de la partie sombre. Près du terminateur, un relief modeste jette une ombre démesurée ; au centre d’une pleine Lune, rien.
La bande utile est étroite. Une élévation solaire sous dix degrés ne couvre que 1,5 % du rayon projeté du disque, sous trente degrés 13,4 %. Le bon soir est donc un quartier, ou mieux un croissant, et le cadrage suit le terminateur plutôt que le disque entier, ce qui est une décision de composition autant que de réglage.
Ombre projetée par un relief de deux kilomètres, et sa taille à 600 mm
| Distance au terminateur | Longueur de l’ombre | Sur un capteur de 5,12 µm | Sur un capteur de 3,04 µm |
|---|---|---|---|
| 5 degrés | 22,86 km | 7,0 photosites | 11,7 photosites |
| 15 degrés | 7,46 km | 2,3 photosites | 3,8 photosites |
| 30 degrés | 3,46 km | 1,1 photosite | 1,8 photosite |
| 60 degrés | 1,15 km | 0,4 photosite | 0,6 photosite |
| 89 degrés, pleine Lune | 0,03 km | 0,0 photosite | 0,0 photosite |
Pourquoi f/11 est déjà trop fermé
La page ouverture en photographie publie le diamètre de la tache de diffraction, deux virgule quarante quatre fois la longueur d’onde multipliée par le nombre f, à 546 nanomètres. Cette page l’emprunte sans la redémontrer et lui pose une seule question : combien de photosites cette tache couvre-t-elle aux ouvertures que la règle Looney 11 prescrit.
La réponse est nette. À f/11, la tache mesure 14,65 micromètres, soit 2,9 photosites sur un plein format de 33 mégapixels et 4,8 photosites sur un capteur APS-C de 40 mégapixels. À 600 mm, cela revient à étaler chaque point sur 9,4 km de sol lunaire quand le photosite en recouvre 1,95.
La Lune est un sujet plat et lointain : il n’y a aucune profondeur de champ à gagner en fermant. Le bon compromis se situe entre f/5,6 et f/8, avec le temps de pose que le tableau de la deuxième section donne.
Tache de diffraction, en photosites et en kilomètres de Lune à 600 mm
| Ouverture | Diamètre de la tache | Capteur 5,12 µm | Capteur 3,04 µm | Au sol lunaire |
|---|---|---|---|---|
| f/4 | 5,33 µm | 1,04 photosite | 1,75 photosite | 3,4 km |
| f/5,6 | 7,46 µm | 1,46 photosite | 2,45 photosites | 4,8 km |
| f/8 | 10,66 µm | 2,08 photosites | 3,50 photosites | 6,8 km |
| f/11 | 14,65 µm | 2,86 photosites | 4,82 photosites | 9,4 km |
| f/16 | 21,32 µm | 4,16 photosites | 7,01 photosites | 13,7 km |
Les deux réglages de menu qui comptent, chez quatre constructeurs
Deux fonctions seulement changent le résultat, et les deux sont documentées mot pour mot dans les manuels en ligne. La mesure spot, parce que la Lune occupe une fraction du cadre et que la mesure moyenne voit surtout du noir. L’encadrement automatique de l’exposition, parce que la marge établie plus haut vaut près d’un diaphragme et qu’aucun calcul ne la supprimera.
Aucun des quatre constructeurs ne mentionne la Lune dans ces pages de manuel : le lien entre la mesure spot et la photographie lunaire est un raisonnement mené ici, pas une recommandation reprise d’un constructeur.
Deux boîtiers proposent en plus une mesure qui privilégie les hautes lumières. Sur un disque lunaire entouré de noir, c’est la mesure qui se rapproche le plus de la bonne question.
Chemins de menu lus dans les manuels en ligne, le 18 septembre 2026
| Boîtier | Mesure spot | Surface mesurée | Encadrement de l’exposition |
|---|---|---|---|
| Nikon Z50II | Menu Prise de vue photo, Mesure | cercle de 3,5 mm, environ 2,5 % du cadre | Menu Prise de vue photo, Bracketing auto |
| Canon EOS R50 | Prise de vue, Mode de mesure | zone indiquée à l’écran, valeur non publiée | Prise de vue, Corr. expo/AEB, jusqu’à trois vues sur six diaphragmes |
| Sony ILCE-7M4 | Exposition et couleur, Mesure, Mode de mesure | cercle standard ou large, taille non chiffrée | Prise de vue, Mode d’entraînement, Régl. bracketing |
| Fujifilm X-T5 | Shooting setting, Photometry, Spot | 2 % du cadre | Shooting setting, Drive setting, BKT setting, AE BKT |
- Passer en mode manuel et poser f/8 à 1/500 s et 100 ISO, c’est à dire le réglage calculé pour une pleine Lune haute.
- Basculer la mesure sur spot par le chemin du tableau, et poser le collimateur sur la partie éclairée du disque, jamais sur le ciel.
- Faire la mise au point manuellement sur le bord du disque, en grossissant l’image à l’écran : le bord franc est le seul repère net d’un sujet sans contraste interne.
- Activer l’encadrement de l’exposition sur trois vues séparées d’un diaphragme, ce qui couvre la marge de transmission établie en quatrième section.
Ce que cette page n’a pas pu établir
La transmission de l’atmosphère n’est pas mesurée. Elle est déduite de l’écart entre deux voies de calcul, et le tableau de hauteur l’extrapole par une loi de masse d’air simplifiée qui ignore la réfraction et l’état réel du ciel. C’est la plus grande source d’erreur de cette page, et elle vaut près d’un diaphragme.
L’albédo géométrique de 0,12 est une valeur moyenne du disque entier. Les mers et les terres diffèrent de près d’un facteur deux, et la pleine Lune présente en outre un surcroît de luminosité à l’opposition que ce calcul n’inclut pas. Aucune correction n’a été appliquée pour la phase.
Aucune photographie n’a été prise et aucun fichier n’a été mesuré. Toutes les valeurs viennent de fiches publiées et d’un calcul mené en session. La reflectance de référence de 0,18, qui sert d’ancrage, est une convention et non une valeur normalisée : la norme d’étalonnage des posemètres fixe une constante, pas une réflectance.
Questions fréquentes
Faut-il un trépied pour photographier la Lune ?
Le temps de pose calculé, de 1/250 à 1/1 000 s, ne l’exige pas au titre du bougé de l’opérateur. Il le devient à cause de la focale : à 600 mm, le moindre déplacement angulaire se multiplie par la focale. Le trépied sert à cadrer et à recadrer un sujet qui traverse le champ, pas à rattraper un temps de pose. Voir les trépieds de voyage.
Quel réglage pour photographier la Lune avec un téléobjectif ?
Mode manuel, f/8 à 1/500 s et 100 ISO pour une pleine Lune haute, mesure spot sur la partie éclairée, mise au point manuelle sur le bord du disque. Ajouter de 0,5 à 2,9 diaphragmes selon la hauteur de la Lune sur l’horizon, et encadrer l’exposition sur trois vues.
Pourquoi ma photo de la Lune est-elle un disque blanc ?
Deux causes, et elles se cumulent. La mesure moyenne du boîtier voit un cadre presque entièrement noir et ouvre d’autant, ce qui brûle le disque. Et la pleine Lune ne projette aucune ombre au centre : même bien exposée, elle a peu de relief à montrer. Mesure spot et quartier plutôt que pleine Lune corrigent les deux.
Quelle focale minimale pour que la Lune remplisse le cadre ?
Elle ne le remplit jamais avec les focales courantes. Il faut 1 327 mm en plein format pour qu’elle occupe la moitié de la hauteur, 868 mm sur un APS-C de 23,5 mm de large. À 300 mm elle occupe 11,3 % de la hauteur en plein format, ce qui reste un point dans un paysage plutôt qu’un portrait de la Lune.
Un convertisseur de focale change-t-il quelque chose au calcul ?
Il multiplie le diamètre sur le capteur par son facteur et ferme l’ouverture d’autant : un doubleur coûte deux diaphragmes. f/5,6 devient f/11, donc 1/250 s au lieu de 1/1 000 s, et la tache de diffraction double elle aussi. Le gain en cadrage est réel, le gain en détail résolu beaucoup moins.
Dernière mise à jour : 18 septembre 2026.