Sommaire de l'article
- La sélection en un coup d’œil
- Le tableau comparatif
- 1. GIMP 3.2.4
- 2. darktable 5.6.1
- 3. RawTherapee 5.13
- 4. Photopea
- 5. Paint.NET 5.1.12
- Le verdict, par usage
- Des options moins chères
- Le guide d’achat
- Gratuit, libre, gratuit financé par la publicité
- Ce que le gratuit coûte, poste par poste
- Le fichier brut commande le choix
- Ce qu’un logiciel gratuit ne remplace pas
- Ce que ce comparatif ne peut pas vous dire
- Les critères qui décident vraiment
- Ce que chaque forme de gratuité vous coûte
- Le vocabulaire, en clair
- Questions fréquentes
- Existe t il un logiciel de retouche photo vraiment gratuit, sans piège ?
- Quel logiciel photo gratuit et facile pour débuter ?
- Puis je utiliser ces logiciels pour un travail payé ?
- Mes photos sont elles envoyées quelque part ?
- Un logiciel gratuit peut il remplacer un abonnement payant ?
- Comment savoir si un logiciel gratuit est encore entretenu ?
Ce comparatif porte sur les logiciels de retouche photo utilisables sans rien payer, et sur eux seuls. Chacun a été vérifié le 30 août 2026 sur le site de son éditeur : page de téléchargement qui répond, numéro de version, date de cette version, systèmes annoncés, licence d’usage. Un logiciel dont ces quatre éléments n’ont pas pu être lus n’y figure pas.
Le sujet d’une page sur le gratuit n’est pas le classement, c’est la contrepartie. Un logiciel gratuit peut se financer par la publicité, réserver une fonction à une version payante, exiger un compte, poser un filigrane sur les exports, ou faire passer vos images par un serveur. Ces cinq contreparties sont écrites dans les pages des éditeurs, et c’est ce que ce comparatif est allé lire.
Les cinq logiciels retenus relèvent de deux familles qui ne font pas le même travail. Le développement de fichiers bruts part du fichier sorti du capteur et applique des réglages réversibles ; l’édition en pixels ouvre une image déjà développée et la modifie couche par couche. Choisir sans avoir tranché cette question mène à installer un logiciel qui ne fera jamais ce qu’on lui demande.
Cette page ne compare pas les logiciels payants entre eux : la comparaison des deux références professionnelles est traitée dans notre page sur les différences entre Photoshop et Lightroom.
La sélection en un coup d’œil
- GIMP 3.2.4 : l’éditeur en pixels le plus complet, libre, sans compte ni publicité
- darktable 5.6.1 : le développement de fichiers bruts, flux réversible et catalogue
- RawTherapee 5.13 : le développement brut le plus fin, en calcul flottant 32 bits
- Photopea : retoucher dans le navigateur, sans installation, avec publicité
- Paint.NET 5.1.12 : la retouche simple sur Windows, avec calques
Le tableau comparatif
Les modèles face à face, critère par critère. Le tableau défile horizontalement.
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GIMP 3.2.4
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darktable 5.6.1
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RawTherapee 5.13
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Photopea
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Paint.NET 5.1.12
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|---|---|---|---|---|---|
| Plateformes | Windows, macOS, Linux (x86_64 et ARM64) | Windows 64 bits et ARM64, macOS 13.5 et plus, Linux | Windows, Linux, macOS (Tahoe 26 sur Apple Silicon, Monterey 12 sur Intel) | navigateur, tous systèmes | Windows seulement |
| Prix réel | gratuit, licence publique générale GNU | gratuit, licence publique générale GNU v3 | gratuit, licence GPLv3 | gratuit avec publicité, tarif scolaire à partir de 450 dollars par an | gratuit sur le site de l’éditeur, payant en boutique Microsoft |
| Ce que le gratuit coûte | rien en argent, sans compte ni publicité | rien, ni compte ni publicité ni version payante | rien, ni compte ni publicité ni envoi de fichier | publicité sur 5 à 15 pour cent de l’écran | rien, mais le code est fermé |
| Fichiers bruts | par greffon externe seulement | oui, liste de boîtiers publiée | oui, cœur du logiciel | DNG documenté par l’éditeur | non, absents de la liste publiée |
| Travail non destructif | partiel, calques et filtres de la 3.2 | oui, sur l’ensemble du flux | oui, moteur 32 bits flottant | calques et masques, pas de flux réversible complet | non, calques et historique seulement |
| Traitement par lots | par script | oui, copie de réglages et export groupé | oui, file d’attente d’export | non documenté | non documenté |
| Prise en main | longue | longue | longue | rapide pour qui connaît un éditeur à calques | rapide |
| Dernière version | 3.2.4, 17 avril 2026 | 5.6.1, 27 août 2026 | 5.13, 26 juillet 2026 | notes de version datées du 22 avril 2024 | 5.1.12, 8 mars 2026 |
1. GIMP 3.2.4
GIMP est un éditeur en pixels à calques publié sous licence publique générale GNU. Sa page de téléchargement annonce la version 3.2.4 datée du 17 avril 2026, cinq semaines après la sortie de la branche 3.2 le 14 mars 2026 et deux correctifs plus tard. Les installateurs couvrent Windows en x86_64 et ARM64, macOS en Intel et Apple Silicon, Linux en AppImage, Flatpak et Snap.
Les notes de version de la 3.2 décrivent des calques liés, des calques vectoriels et des calques de texte que l’on peut rendre en pixels puis ramener en arrière, ce qui étend l’édition réversible au delà des seuls filtres. La même page ajoute de nouveaux formats, dont l’APNG et l’export en JPEG 2000, ainsi qu’une visualisation de la couverture d’encre totale en CMJN.
Ce que le gratuit coûte tient en une ligne : rien en argent, beaucoup en temps. Le téléchargement se fait par lien direct, sans compte ni version d’essai qui expire. Les dons sont encaissés par la GNOME Foundation, agent fiscal du projet, dont la page précise que celui ci ne lève pas encore de fonds pour financer le développement en tant qu’organisation.
La limite réelle est ailleurs : GIMP n’ouvre pas seul un fichier brut d’appareil. Ses notes de version indiquent qu’il délègue cette étape à un logiciel de développement installé à côté, dont un troisième vient d’être ajouté à la liste. Couvrir la chaîne complète suppose donc deux logiciels.
Points forts
- Licence publique générale GNU, usage professionnel compris
- Aucun compte, aucune publicité, aucun filigrane sur les exports
- Calques liés, vectoriels et de texte réversibles depuis la 3.2
Limites
- N’ouvre pas seul les fichiers bruts, un second logiciel est nécessaire
- Interface dense, plusieurs jours avant d’être à l’aise
- Pas de catalogue ni de gestion de bibliothèque
- Deux dates coexistent pour la 3.2.4 selon la page consultée
Caractéristiques
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Plateformes | Windows, macOS, Linux (x86_64 et ARM64) |
| Prix réel | gratuit, licence publique générale GNU |
| Ce que le gratuit coûte | rien en argent, sans compte ni publicité |
| Fichiers bruts | par greffon externe seulement |
| Travail non destructif | partiel, calques et filtres de la 3.2 |
| Traitement par lots | par script |
| Prise en main | longue |
| Dernière version | 3.2.4, 17 avril 2026 |
À qui il s’adresse : À qui veut un éditeur en pixels complet sans rien payer ni céder, et accepte d’y passer du temps. C’est le seul de cette page qui couvre montage, détourage, retouche locale et export sans contrepartie.
2. darktable 5.6.1
darktable se présente sur son site comme une application de flux de travail photographique et un développeur de fichiers bruts, sous licence publique générale GNU version 3 ou ultérieure. Sa page de présentation affirme que l’édition y est entièrement non destructive et n’opère que sur des tampons d’image mis en cache pour l’affichage : le fichier d’origine n’est jamais réécrit, les réglages vivent à côté.
La version 5.6.1 a été annoncée le 27 août 2026 comme correctif, deux mois après la 5.6.0 du 21 juin 2026. La page d’installation propose Windows en 64 bits et ARM64, macOS à partir de la version 13.5, et Linux par AppImage, dépôts de distribution et Flatpak.
Le point à vérifier avant d’installer est la prise en charge de votre boîtier. darktable publie une liste des appareils reconnus qu’il décrit lui même comme générée automatiquement, et précise que les appareils produisant des fichiers DNG devraient fonctionner même absents de cette liste.
Ce que le gratuit coûte : aucun compte, aucune publicité, aucun envoi de fichier, aucune fonction réservée à une version payante puisqu’il n’en existe pas. Le site n’expose en revanche aucun modèle de financement, ni société, ni fondation, ni page de dons trouvée le jour de la rédaction.
Points forts
- Édition entièrement réversible, le fichier d’origine reste intact
- Catalogue intégré, table lumineuse et chambre noire séparées
- Correctif publié trois jours avant la rédaction de cette page
Limites
- N’est pas un éditeur en pixels, ni montage ni détourage fin
- macOS 13.5 au minimum, les machines plus anciennes sont exclues
- Aucun modèle économique documenté sur le site
Caractéristiques
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Plateformes | Windows 64 bits et ARM64, macOS 13.5 et plus, Linux |
| Prix réel | gratuit, licence publique générale GNU v3 |
| Ce que le gratuit coûte | rien, ni compte ni publicité ni version payante |
| Fichiers bruts | oui, liste de boîtiers publiée |
| Travail non destructif | oui, sur l’ensemble du flux |
| Traitement par lots | oui, copie de réglages et export groupé |
| Prise en main | longue |
| Dernière version | 5.6.1, 27 août 2026 |
À qui il s’adresse : À qui photographie en brut et veut un seul logiciel pour trier, développer et exporter, et d’abord au possesseur d’un appareil photo numérique récent dont le boîtier figure dans la liste publiée.
3. RawTherapee 5.13
RawTherapee est un développeur de fichiers bruts sous licence GPLv3, dont le site annonce la version 5.13 datée du 26 juillet 2026. Sa page d’accueil décrit un moteur de traitement non destructif en 32 bits à virgule flottante, et énonce la licence dans les termes les plus larges : le logiciel s’utilise gratuitement, où l’on veut et comme on veut.
Les téléchargements couvrent Windows en x86_64 et ARM64, Linux par AppImage, et macOS avec deux exigences distinctes : Tahoe 26.0 ou plus récent sur Apple Silicon, Monterey 12.0 ou plus récent sur Intel. C’est la contrainte de système la plus stricte de ce comparatif, et elle mérite d’être lue avant de télécharger.
Ce que le gratuit coûte : rien en argent, rien en données. Aucun compte, aucune publicité, aucune version payante, aucun envoi de fichier. Le site indique que le logiciel est fait par des bénévoles, sans nommer de société ni de fondation, et sans publier d’adresse de contact.
La contrepartie est d’un autre ordre que celle de GIMP : les modules exposent des réglages fins que les logiciels grand public masquent, ce qui donne un contrôle réel sur le détail et la réduction de bruit, mais impose de comprendre ce que l’on manipule.
Points forts
- Moteur non destructif en 32 bits à virgule flottante
- Licence GPLv3, usage sans restriction énoncé par l’éditeur
- Contrôle fin du détail et de la réduction de bruit
Limites
- Sur Mac Apple Silicon, macOS Tahoe 26.0 exigé au minimum
- Pas d’éditeur en pixels ni de calques
- Aucune adresse de contact publiée sur le site
Caractéristiques
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Plateformes | Windows, Linux, macOS (Tahoe 26 sur Apple Silicon, Monterey 12 sur Intel) |
| Prix réel | gratuit, licence GPLv3 |
| Ce que le gratuit coûte | rien, ni compte ni publicité ni envoi de fichier |
| Fichiers bruts | oui, cœur du logiciel |
| Travail non destructif | oui, moteur 32 bits flottant |
| Traitement par lots | oui, file d’attente d’export |
| Prise en main | longue |
| Dernière version | 5.13, 26 juillet 2026 |
À qui il s’adresse : À qui veut tirer le maximum de détail d’un fichier brut et accepte de régler dans le détail, à condition de savoir ce que chaque curseur fait.
4. Photopea
Photopea est un éditeur en pixels à calques qui tourne dans le navigateur, sans installation. Sa page destinée aux établissements scolaires énonce la gratuité sans ambiguïté : n’importe qui dans le monde peut utiliser l’éditeur gratuitement en se rendant sur le site, sans créer de compte et sans payer.
Le financement est la publicité, et l’éditeur en documente l’emprise. Sur mobile, un bandeau de 320 par 50 pixels occupe le bas de l’écran ; sur un écran normal, une bannière verticale de 160 par 600 pixels occupe la droite, avec un pavé de 120 par 240 pixels en dessous si la place le permet ; sur un grand écran, un pavé de 300 par 250 pixels est répété. La même page annonce que la publicité peut couvrir entre 5 et 15 pour cent de l’écran, et qu’un bloqueur détecté déclenche une invitation à prendre un compte Premium.
Sur le sort des fichiers, la politique de confidentialité est nette : les fichiers que vous ouvrez dans Photopea ne sont jamais envoyés nulle part, ils ne quittent jamais votre appareil. Si vous ouvrez un compte, le service conserve votre nom, votre adresse électronique et vos préférences, et six mois sans connexion entraînent leur suppression.
Deux réserves avant de s’installer dans ce logiciel. Les dernières notes de version datées remontent au 22 avril 2024, pour une version 5.6, alors que la mention de droits d’auteur du site court jusqu’en 2026 : le rythme réel des mises à jour n’est pas vérifiable. Et aucune page de conditions d’utilisation n’a été trouvée sur le site.
Points forts
- Rien à installer, fonctionne dans un navigateur récent
- Aucun compte requis pour utiliser l’éditeur
- Les fichiers ouverts ne quittent pas l’appareil selon la politique de confidentialité
Limites
- Publicité annoncée entre 5 et 15 pour cent de l’écran
- Dernières notes de version datées d’avril 2024
- Aucune page de conditions d’utilisation trouvée sur le site
- Prix de l’abonnement individuel non publié par l’éditeur
Caractéristiques
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Plateformes | navigateur, tous systèmes |
| Prix réel | gratuit avec publicité, tarif scolaire à partir de 450 dollars par an |
| Ce que le gratuit coûte | publicité sur 5 à 15 pour cent de l’écran |
| Fichiers bruts | DNG documenté par l’éditeur |
| Travail non destructif | calques et masques, pas de flux réversible complet |
| Traitement par lots | non documenté |
| Prise en main | rapide pour qui connaît un éditeur à calques |
| Dernière version | notes de version datées du 22 avril 2024 |
À qui il s’adresse : À qui doit retoucher depuis un ordinateur qu’il n’administre pas, ou depuis une machine trop légère pour un logiciel lourd. C’est aussi la voie la plus courte pour ouvrir un fichier PSD.
5. Paint.NET 5.1.12
Paint.NET est un éditeur en pixels pour Windows seulement, présenté par son site comme un logiciel d’édition d’images et de photos pour les PC qui tournent sous Windows. La version en ligne le 30 août 2026 est la 5.1.12, datée du 8 mars 2026. Le logiciel est maintenu et développé par Rick Brewster, et son nom est une marque déposée de la société dotPDN LLC : c’est le seul de cette page dont l’éditeur est une société identifiée.
Sa licence est le document le plus explicite de ce comparatif sur ce que le gratuit autorise. Elle énonce qu’aucun coût ni frais n’est associé à l’installation et à l’usage du logiciel, et que celui ci est libre d’emploi dans tout environnement, ce qui inclut le commercial, l’entreprise, le non lucratif et le lucratif. Vos travaux payés sont donc couverts, en toutes lettres.
La même licence pose la contrepartie : Paint.NET n’est pas un logiciel libre, elle interdit de le modifier, l’adapter, le louer, le vendre ou d’en tirer des travaux dérivés, la redistribution de la version dite Classic restant permise tant qu’elle est gratuite. L’éditeur vend par ailleurs le logiciel sur la boutique de Microsoft et présente cet achat comme un soutien, sans en indiquer le montant.
La liste des formats publiée retient le PNG, le JPEG, le JPEG XL, l’AVIF, le HEIC, le WebP, le JPEG XR, le BMP, le GIF, le TIFF, le DDS, le TGA et son format propre. Aucun format brut d’appareil n’y figure.
Points forts
- Usage commercial autorisé en toutes lettres par la licence
- Calques, courbes, niveaux, teinte et saturation, tampon de clonage
- Prise en main la plus rapide de cette sélection
Limites
- Windows uniquement
- Aucun format brut d’appareil dans la liste publiée
- Gratuit mais non libre, modification et dérivation interdites
- Version vendue en boutique dont le prix n’est pas publié
Caractéristiques
| Critère | Valeur |
|---|---|
| Plateformes | Windows seulement |
| Prix réel | gratuit sur le site de l’éditeur, payant en boutique Microsoft |
| Ce que le gratuit coûte | rien, mais le code est fermé |
| Fichiers bruts | non, absents de la liste publiée |
| Travail non destructif | non, calques et historique seulement |
| Traitement par lots | non documenté |
| Prise en main | rapide |
| Dernière version | 5.1.12, 8 mars 2026 |
À qui il s’adresse : À qui veut recadrer, redresser, corriger l’exposition et empiler deux ou trois calques sur un PC sous Windows. C’est la réponse la plus directe à la recherche d’un logiciel photo facile et gratuit.
Le verdict, par usage
Retoucher sans rien céder, ni argent ni données
GIMP 3.2.4. Licence publique générale GNU, aucun compte, aucune publicité, aucune fonction retenue derrière un paiement, installateurs pour les trois systèmes. Le prix se paie en heures d’apprentissage.
Développer des fichiers bruts et gérer une photothèque
darktable 5.6.1. Édition entièrement réversible selon la page de son éditeur, catalogue intégré, correctif publié le 27 août 2026. Vérifiez votre boîtier dans la liste publiée avant d’installer.
Aller chercher le détail dans un fichier brut
RawTherapee 5.13. Moteur non destructif en 32 bits à virgule flottante et réglages plus fins que ceux des logiciels grand public. Sur Mac Apple Silicon, macOS Tahoe 26.0 est exigé.
Retoucher sans rien installer
Photopea. Fonctionne dans le navigateur sans compte, et sa politique de confidentialité indique que les fichiers ouverts ne quittent pas l’appareil. La contrepartie annoncée occupe de 5 à 15 pour cent de l’écran.
Faire simple sur un PC Windows
Paint.NET 5.1.12. Calques, courbes et niveaux dans une interface qui s’apprend en une soirée, avec une licence qui autorise l’usage commercial. Aucun fichier brut.
Des options moins chères
digiKam 9.1.0. Gestionnaire de photothèque de la famille KDE, en version 9.1.0 datée du 7 juin 2026, qui embarque aussi des outils de retouche. Il lit les fichiers bruts au moyen de la bibliothèque LibRaw et annonce plus d’un millier de formats reconnus. Les paquets couvrent Linux en AppImage, Windows 10 ou plus récent en 64 bits, macOS Apple Silicon à partir de 11.3 et macOS Intel à partir de 10.15.
Nikon NX Studio 1.10.1. Logiciel gratuit du fabricant, en version 1.10.1 datée du 18 décembre 2025 sur le centre de téléchargement de Nikon, pour développer les fichiers bruts des boîtiers de la marque, après acceptation d’un contrat et sans inscription. La contrepartie est double : il ne sert qu’aux fichiers d’une seule marque, et sa page n’annonce que Windows 11 en 64 bits, plus macOS 13 à 26.
Le guide d’achat
Ce guide sert à trancher avant d’installer quoi que ce soit. Il commence par les trois formes de gratuité, qui n’engagent pas de la même façon, détaille poste par poste ce que chacune coûte, pose la question du fichier brut, qui commande le choix plus sûrement que tout le reste, et se termine par ce que ce comparatif ne peut pas vous dire.
Gratuit, libre, gratuit financé par la publicité
Trois modèles se cachent derrière le même mot, et ils n’engagent pas pareil. Le logiciel libre, au sens de la licence publique générale GNU, se télécharge, s’utilise et se redistribue sans contrepartie, code source compris : c’est le cas de GIMP, de darktable, de RawTherapee et de digiKam. Le gratuit à code fermé s’utilise sans payer, mais sa licence interdit de le modifier ou d’en tirer autre chose : c’est le cas de Paint.NET, dont la licence énumère les interdictions. Le gratuit financé par la publicité fait porter le coût par l’annonceur : c’est le cas de Photopea.
La distinction n’est pas théorique. Un logiciel libre ne peut pas devenir payant rétroactivement pour la version que vous détenez, puisque sa licence l’en empêche. Un logiciel gratuit à code fermé peut changer de conditions à la version suivante. Un logiciel financé par la publicité dépend d’un marché publicitaire, et l’éditeur de Photopea écrit lui même qu’un bloqueur détecté déclenche une invitation à passer à l’abonnement.
Un quatrième cas apparaît avec les logiciels des fabricants d’appareils, comme NX Studio chez Nikon : gratuits, entretenus, mais limités aux fichiers d’une seule marque. Leur modèle économique est évident, ils accompagnent la vente du boîtier.
Ce que le gratuit coûte, poste par poste
Le filigrane est la contrepartie la plus visible, et la plus simple à vérifier avant d’investir du temps : on exporte une image de test et on regarde. Aucun des cinq logiciels principaux de cette page n’en pose, et aucune limite de taille ou de résolution d’export n’est annoncée par leurs éditeurs. C’est le résultat d’une sélection, pas une propriété du gratuit en général : de nombreux services en ligne présentés comme gratuits marquent leurs exports ou les plafonnent en dimensions.
Le compte obligatoire est la deuxième contrepartie. Aucun des cinq n’en exige pour travailler. Photopea en propose un, facultatif, et sa politique de confidentialité décrit alors ce qui est conservé : le nom, l’adresse électronique et une copie des préférences, avec suppression au bout de six mois sans connexion. Les quatre autres n’ont même pas de compte à offrir.
Le sort des fichiers est la contrepartie la moins visible et la plus lourde de conséquences, parce qu’elle touche des images qui ne vous appartiennent pas toujours seul. Les quatre logiciels installés travaillent sur votre machine et n’envoient rien. Pour celui qui tourne dans un navigateur, la politique de confidentialité de l’éditeur affirme que les fichiers ouverts ne sont jamais envoyés nulle part et ne quittent jamais l’appareil. C’est une affirmation d’éditeur, lue et citée comme telle, non une mesure de trafic réseau.
Les fonctions réservées à une version payante forment la quatrième contrepartie, et c’est celle qui piège le plus souvent. Sur les cinq logiciels principaux, aucune fonction d’édition n’est retenue derrière un paiement : il n’existe pas de version payante de GIMP, de darktable ni de RawTherapee, l’abonnement de Photopea retire la publicité sans ajouter d’outil selon l’annonce de son éditeur, et la version de Paint.NET vendue en boutique est présentée comme un soutien. La cinquième contrepartie est le temps d’apprentissage, et elle se chiffre en jours pour trois des cinq.
Une contrepartie n’a pas été trouvée sur cette sélection, et il faut le dire aussi : aucun des cinq logiciels principaux ne pose de filigrane, n’impose de compte pour travailler, ne plafonne la taille d’export ni ne réserve un outil d’édition à un paiement. Cela tient à la façon dont ils ont été choisis, en écartant les services dont l’éditeur ou les conditions n’étaient pas lisibles sur leur propre site.
Le fichier brut commande le choix
Un fichier brut contient les valeurs lues par le capteur avant tout traitement. Le développer, c’est décider de la balance des blancs, du contraste, du bruit et de la netteté depuis ces valeurs, avec une latitude que le JPEG produit par l’appareil ne laisse plus. Un logiciel de développement brut ne modifie jamais le fichier : il enregistre à côté la liste des réglages et la réapplique à l’affichage, ce qui rend toute décision réversible des mois plus tard.
De cette page, deux logiciels développent le brut et deux ne le font pas. darktable et RawTherapee sont conçus pour cela. Paint.NET ne l’annonce dans aucun de ses formats. GIMP occupe une position intermédiaire : il délègue l’étape à un logiciel de développement installé à côté, ce que ses propres notes de version décrivent. Photopea documente le seul format DNG, dans un billet de son éditeur daté du 8 octobre 2017.
Une vérification évite les mauvaises surprises : la liste des boîtiers reconnus. darktable la publie et indique lui même qu’elle est générée automatiquement, en ajoutant que les appareils produisant des fichiers DNG devraient fonctionner sans y figurer. Un boîtier sorti il y a quelques mois est le cas le plus exposé, et c’est aussi celui pour lequel le logiciel du fabricant garde un avantage temporaire.
Ce qu’un logiciel gratuit ne remplace pas
Aucun de ces logiciels ne corrige un écran qui ment. Retoucher sur un écran non calibré revient à régler des couleurs que personne d’autre ne verra comme vous, et c’est le poste où le gratuit ne peut rien : il faut un affichage dont le rendu est maîtrisé, sujet traité dans notre comparatif des écrans pour la retouche photo.
Le second poste est la sortie. Une image retouchée pour l’écran ne s’imprime pas telle quelle, et le passage au papier fait apparaître des écarts que le logiciel ne devine pas à votre place ; si l’impression à domicile fait partie de vos projets, le coût réel au tirage est détaillé dans notre comparatif des imprimantes photo. La visualisation de la couverture d’encre en CMJN ajoutée dans GIMP 3.2 aide à préparer un fichier, sans remplacer une épreuve.
Le troisième poste est le temps. Trois des cinq logiciels de cette page demandent plusieurs jours avant d’être productif. C’est la seule contrepartie que ce comparatif ne peut pas chiffrer pour vous, et c’est souvent celle qui décide.
Ce que ce comparatif ne peut pas vous dire
Il ne vous dit pas quel logiciel rend la plus belle image. Aucun test de rendu n’a été mené sur un même fichier, et les affirmations de cette page portent sur ce que les éditeurs publient, pas sur une évaluation esthétique.
Il ne vous dit pas le prix de l’abonnement individuel de Photopea, absent du site de l’éditeur le jour de la rédaction, ni le prix de la version de Paint.NET vendue en boutique, que son éditeur ne publie pas davantage. Il ne vous dit pas si Photopea a été mis à jour depuis avril 2024, seule date de notes de version publiée. Il ne vous dit rien du logiciel de développement brut de Canon, dont la page de support a refusé la lecture automatisée le jour de la rédaction.
Il ne prétend pas non plus à l’exhaustivité. D’autres logiciels gratuits existent, et plusieurs ont été écartés parce que l’identité de leur éditeur ou la date de leur dernière version n’était pas vérifiable sur leur propre site. Un logiciel dont l’éditeur ne peut être ni identifié ni joint n’est pas nommé ici : envoyer un lecteur télécharger un fichier chez un inconnu n’est pas rendre service.
Les critères qui décident vraiment
| Critère | Ce qu’il faut regarder | Pourquoi |
|---|---|---|
| Fichier brut | Le logiciel développe t il le brut, et votre boîtier est il dans sa liste | Un logiciel qui ne lit pas votre brut ne servira jamais à ce que vous voulez |
| Travail réversible | Réglages enregistrés à côté du fichier, ou pixels modifiés | Le réversible permet de revenir sur une décision des mois plus tard |
| Plateforme et version de système | Le système exact exigé, pas seulement le nom | Un des logiciels de cette page exige macOS 26 sur Apple Silicon |
| Contrepartie du gratuit | Publicité, compte, filigrane, plafond d’export, envoi de fichiers | C’est le prix réel, et il est écrit chez l’éditeur |
| Licence d’usage | Usage commercial autorisé ou non | Une photo de commande retouchée sous une licence non lue est un risque |
| Date de la dernière version | La date, pas la promesse | Un logiciel sans version datée récente peut être abandonné sans le dire |
| Traitement par lots | Export groupé, copie de réglages d’une image à l’autre | Cent images à traiter changent complètement le classement |
| Prise en main | Nombre de jours avant d’être productif | C’est le poste où le gratuit coûte le plus cher |
Ce que chaque forme de gratuité vous coûte
| Forme de gratuité | Logiciels concernés | Ce que vous payez | Ce qui peut changer demain |
|---|---|---|---|
| Logiciel libre sous licence GNU | GIMP, darktable, RawTherapee, digiKam | Du temps d’apprentissage, rien d’autre | Rien pour la version que vous détenez, la licence l’interdit |
| Gratuit à code fermé | Paint.NET | Rien, mais vous ne pouvez ni modifier ni redistribuer autrement que tel quel et gratuitement | Les conditions de la version suivante |
| Gratuit financé par la publicité | Photopea | De 5 à 15 pour cent de votre écran selon l’éditeur | Le tarif et l’emprise de la publicité, ainsi que la politique de compte |
| Gratuit fourni par le fabricant | NX Studio | Rien, mais l’usage est limité aux fichiers d’une seule marque | La liste des systèmes pris en charge, déjà restreinte à Windows 11 |
Le vocabulaire, en clair
| Terme | Ce que cela veut dire |
|---|---|
| Fichier brut | Les valeurs lues par le capteur avant tout traitement, souvent appelé raw. Les extensions varient selon la marque, le DNG étant un format commun |
| Développement | L’opération qui transforme un fichier brut en image visible, en décidant balance des blancs, contraste, bruit et netteté |
| Non destructif | Les réglages sont enregistrés à côté du fichier et réappliqués à l’affichage, l’original n’est jamais réécrit |
| Édition en pixels | La modification directe des points de l’image, par calques, masques et outils de peinture |
| Calque | Une couche empilée sur l’image, modifiable indépendamment des autres |
| Licence publique générale GNU | Licence de logiciel libre qui garantit l’usage, l’étude, la modification et la redistribution, code source inclus |
| 32 bits à virgule flottante | La précision interne du calcul des couleurs, qui limite la perte de nuances au fil des opérations |
| Traitement par lots | L’application d’un même jeu de réglages, ou d’un même export, à un ensemble d’images en une opération |
| CMJN | Le mode de couleur de l’impression, à quatre encres, distinct du mode d’écran à trois composantes |
Questions fréquentes
Existe t il un logiciel de retouche photo vraiment gratuit, sans piège ?
Oui. GIMP, darktable et RawTherapee sont publiés sous licence publique générale GNU, sans compte, sans publicité, sans filigrane et sans fonction réservée à une version payante. Paint.NET est gratuit sans être libre, et sa licence énonce qu’aucun coût n’est associé à son installation et à son usage.
Quel logiciel photo gratuit et facile pour débuter ?
Sur un PC sous Windows, Paint.NET donne des calques, des courbes et des niveaux dans une interface qui s’apprend en une soirée. Sans installation, Photopea fait le même travail dans un navigateur, avec une publicité qui occupe de 5 à 15 pour cent de l’écran selon son éditeur. Ni l’un ni l’autre ne développe les fichiers bruts.
Puis je utiliser ces logiciels pour un travail payé ?
La licence de Paint.NET l’autorise en toutes lettres, en citant l’usage commercial, l’entreprise et le lucratif. RawTherapee énonce que le logiciel s’utilise gratuitement, où l’on veut et comme on veut. GIMP et darktable relèvent de la licence publique générale GNU, qui ne restreint pas l’usage. Pour Photopea, aucune page de conditions d’utilisation n’a été trouvée.
Mes photos sont elles envoyées quelque part ?
Les quatre logiciels installés travaillent sur votre machine. Pour celui qui tourne dans le navigateur, la politique de confidentialité de son éditeur affirme que les fichiers ouverts ne sont jamais envoyés nulle part et ne quittent jamais l’appareil. Si vous créez un compte, le nom, l’adresse électronique et les préférences sont conservés, et supprimés après six mois sans connexion.
Un logiciel gratuit peut il remplacer un abonnement payant ?
Pour le développement de fichiers bruts, darktable et RawTherapee couvrent l’essentiel du travail, et pour l’édition en pixels, GIMP couvre le montage, le détourage et la retouche locale. Ce qui manque le plus souvent est la synchronisation entre appareils et l’assistance commerciale.
Comment savoir si un logiciel gratuit est encore entretenu ?
Cherchez sur le site de l’éditeur un numéro de version accompagné d’une date, ou des notes de version datées : c’est le seul indice vérifiable. Sur cette page, quatre logiciels affichent une version datée de 2026, et un seul n’a pas de notes postérieures à avril 2024, ce qui est écrit dans sa fiche.
Dernière mise à jour : 30 août 2026.

Une très bonne liste. J’y ajouterais aussi le programme Photofiltre . Il n’est gratuit.
Personnellement, j’ai toujours utilisé une petite tablette graphique xp-pen star g640. la tablette sont très bien pour Retoucher photos.